Alata, imparfait mais émouvant

A l’heure où s’embrase en France le débat sur le mariage homosexuel,  le festival de Cannes a récompensé d’une palme d’or le film d’Abdellatif Kechiche, narrant une passion brûlante entre deux jeunes filles. Il semblerait que ce thème soit également celui qu’a choisi Michel Mayer pour son premier long métrage. Dans les salles depuis le 22 mai, Alata relate l’histoire d’amour impossible entre un jeune palestinien, étudiant en psychologie, nommé Nimer et un brillant avocat israélien du nom de Roy. Avec un tel scénario, Michel Mayer place le film sous le signe de la transgression, transgression politique avec les tabous du conflit israélo-palestinien en toile de fond, transgression des classes sociales car les deux personnages viennent de deux milieux différents et enfin transgression des codes avec l’histoire touchante d’une passion entre deux hommes.

Même si le réalisateur cède à certains clichés dans son scénario, il se garde de politiser son discours et pose un regard humanisant sur le conflit  israélo-palestinien.

C’est donc comme une ode au pouvoir de l’amour qui transperce de ses rayons les ténèbres de l’obscurité (Alata en hébreu) que l’on peut apprécier l’œuvre de Michel Mayer. Filmée en lumière naturelle, la passion qui naît entre ces deux personnages a priori plutôt simples et schématiques prend une ampleur bouleversante et jaillit du jeu sur l’alternance entre clarté et obscurité qui jalonne le film et fait écho au titre.

Malgré certaines longueurs, le message qu’il délivre est puissant car l’idylle qu’il relate ne perd pas de sa fougue au gré des complications qui surviennent, elle gagne même en vigueur.

Aussi, même si le réalisateur cède à certains clichés dans son scénario, il se garde de politiser son discours et pose un regard humanisant sur le conflit  israélo-palestinien. Il nous fait donc découvrir le quotidien de jeunes qui ont hérité du lourd fardeau de l’histoire qui déchire leur pays et conditionne leur existence. Rejetés par la société et par la terre, par Israël et la Palestine, ils trouvent le réconfort dans les bras l’un de l’autre et nous offrent un film imparfait mais émouvant.

Visionnez la bande-annonce du film :

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3 commentaires

  • Ash dit :

    Et comme c’est la mode aujourd’hui de faire l’éloge de la liberté sexuelle et chanter les joies de l’homosexualité, tout le monde s’y met pour s’arracher une reconnaissance aussi fausse qu’hypocrite. Triste monde. Triste art. Triste blog.

  • Oumaima Hassoun dit :

    Accepter l’homosexualité en tant que réalité est une chose et la célébrer quand nous ne trouvons pas un autre sujet plus important à aborder en est une autre!!! (Je rejoins l’avis de Ash! C’est triste et j’ajoute: écœurant!)

    • Hajar Chokairi dit :

      Qui décide de l’importance des sujets à aborder? Quelle sont ces critères arbitraires issus une hiérarchie imaginaire? Ce film ne célèbre rien du tout, il est essaye (tant bien que mal j’en conviens) de décrire une histoire d’amour, il n’a pas d’autre prétention.

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