[Rihla 2.0 : Récit croisé] – Maroc – Jour 1

13 septembre 2015
01h00 – Tanger Balia

Je m’en vais dormir, les oreilles toujours habitées par des retentissements d’idiophone.

Les vagues de ce coté de la méditerranée s’agitent, swinguent et se balancent contre les hauts murs blancs de la ville du détroit. Cette ville qui accueille en ce moment le Festival Tanjazz, nous a offert une balade des plus luxueuses en nous accueillant mélodieusement dans l’enceinte du Palais Moulay Hafid où nous nous sommes rendus grâce aux indications de Hicham Gardaf.

Palais Moulay Hafid - © ONORIENTOUR

Palais Moulay Hafid – © ONORIENTOUR

En plein cœur du quartier Hasnouna, ce site abrite la manifestation depuis quelques jours et permet aux mélomanes d’apprécier sa fabuleuse architecture mauresque. Digne d’une demeure de sultan, le jardin arborescent encadre une fontaine en marbre et sous les lustres imposants de ses salons en stucs se sont produits des groupes venus du monde entier.

Palais Moulay Hafid - © ONORIENTOUR

Palais Moulay Hafid – © ONORIENTOUR

Mais, c’est dans le patio interne, baptisé « Bistrot des artistes » pour l’occasion, que l’on a assisté à la prestation de Stibidik. Ce groupe de sept jeunes d’Errachidia, s’est déplacé de cette ville du sud-est du royaume, pour participer à la compétition « Ceux qui swinguent à Tanger », scène du festival dédiée aux jeunes pousses marocaines et co-organisée par le centre Tabadoul.

Stibidik - Tanjazz © ONORIENTOUR

Stibidik – Tanjazz © ONORIENTOUR

Stibidick, littéralement « Sti – choisis » « bidik – avec l’aide de tes mains et au touché», rappelle l’importance d’aller vers les gens et les choses et apprendre à les connaitre avant tout jugement. Ils n’hésitent pas à virevolter entre le reggae, la salsa, le flamenco, le châabi ou encore le gnawa créant une fusion détonante pour chanter leur message de paix et d’amour universels dans la langue du pays.

Stibidik - Tanjazz © ONORIENTOUR

Stibidik – Tanjazz © ONORIENTOUR

Ils accordent d’ailleurs une place centrale aux paroles et à la poésie qu’ils mettent en rythme avec pour vocation de faire revivre et promouvoir la musique « Beldi ». Ce genre, dont on entend rarement parler, se joue dans la région de Tafilelt et est héritier du Malhoune. Autre variante du patrimoine populaire du Maroc dont la forme littéraire envoute.

O.A

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Pas de commentaires

  • Etienne dit :

    Ravi de lire cet excellent récit! Un splendide palais, très bien conservé et qui abrite régulièrement des acteurs de la culture marocaine contemporaine… belle image pour débuter, voilà qui augure du bon pour la suite!
    Hâte de vous lire et de découvrir des endroits que je ne connais pas!
    Etienne

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