ONORIENTUNES #21 : Andalucia calling

Crédit : Chourouk Zarkaoui / ONORIENT

Une playlist en hommage à toute la diversité de l’Andalousie, carrefour entre l’Orient et l’Occident. Terre de rencontres et de mélanges entre musulmans, juifs et chrétiens, guitares flamenco et chants sépharades, musiques berbères, derbouka, ney et tar…

L’âge d’or de l’Andalousie nous a laissé un patrimoine culturel d’une grande richesse, avec en premier lieu la musique flamenco, fruit des migrations gitanes venues d’Inde au XIème siècle. Un art qui s’est ensuite développé entre Séville, Cadix et Huelva au contact du reste de la population, notamment arabe, et de leurs diverses influences musicales.

Ainsi le flamenco s’est-il, très tôt, mélangé à la musique arabo-andalouse composée de styles divers comme le muwashshah, le zadjal ou la qasida. La Reconquista a entraîné cependant l’exil forcé des musulmans et des juifs, notamment au Maghreb tout proche, vidant l’Andalousie de son exceptionnelle diversité.

Je vous invite à un voyage dans l’héritage musical de ces migrations. Le toque flamenco n’a, en effet jamais cessé de se mélanger au fil des siècles, à la musique gnawa, au chaâbi, ou encore à la musique arabe traditionnelle comme nous le font découvrir Hossam Ramzy ou encore Aziz Sahmaoui. Inversement, les grands du flamenco ont toujours puisé et puisent aujourd’hui encore leur inspiration dans la musique arabo-andalouse ou la musique arabe traditionnelle.

C’est ainsi que le guitariste Javier Limon ou le groupe Radio Tarifa se réapproprient des standards tels que Al Bint El Chalabiya ou Lamma Bada. Ce dialogue musical prend aujourd’hui des formes différentes et se voit enrichi des rythmes pop ou reggae de jeunes artistes comme Labess ou le groupe El dey.

Tour d’horizon de ces rencontres et de ces réappropriations des deux côtés des rives de la Méditerranée.

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