Lancement de la 17e Edition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde

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Hier, Essaouira se réveillait sous une nouvelle allure. Les cris des mouettes et le bruit des vagues, d’habitude seuls à bercer les habitués du port, ont soudainement fusionné avec le son produit par les équipes dynamiques du festival Gnaoua et musiques du monde.

Petit à petit, les scènes s’installent, on accorde les Guembris, on essaye les Qraquebs et prépare les encens. Pour cette 17 ème édition, la programmation du festival a, comme à son habitude, vu les choses en grand. Entre Marcus Miller, Ayo, Ibrahim Maalouf, Didier Lockwood, Maalem Merchane, Maalem Mahmoud Guinea, Karim Ziyad… les festivaliers n’auront que l’embarras du choix entre concerts et fusions  exceptionnels. Mogador est ainsi prête à se métamorphoser en l’espace de quatre jours en parfaite hôtesse assurant une ambiance unique qui mêle génie musical et haute spiritualité à la fois. Nous aurons donc l’occasion du 12 au 15 juin de vous transporter au coeur de cette terre de métissage, de ses nuits de transe et des débats autour de l’Afrique à venir, prévus dans le cadre du forum du festival.

Entre les mille et une surprises que nous réserve cette édition, les Meta and The Cornestones ont annoncé jouer en exclusivité et pour la première fois  leur nouvelle chanson Hira. Nos oreilles s’impatientent donc de découvrir les sons de ces Reggae men. Nos corps, à leur tour, ont hâte de bouger aux rythmes magiques de la basse du maitre du jazz Marcus Miller qui partagera ce samedi la scène de Moulay Hassan avec le grand Maalem Mustapha Bakbou.

Tout un programme

Si le festival d’Essaouira est surtout connu pour ses concerts mythiques et le métissage unique qu’il permet entre les différentes musiques et des visiteurs venus du monde entier, c’est aussi l’occasion de débattre d’idées et de repenser le vivre ensemble. En effet, parallèlement aux soirées nocturnes, conférences et débats sont organisés tout au long du week end pour instaurer un espace d’échange entre les pays africains et célébrer ainsi l’identité africaine profonde du Maroc. Après deux éditions précédentes qui se sont consacrées respectivement à la place de la culture et au rôle des jeunes dans la société, le Forum du festival, co-organisé par le Conseil National des Droits de l’Homme abordera comme thème cette année « L’Afrique à venir ».

Articulé autour de quatre panels de discussions (Regards historiques, Dynamiques actuelles, Cultures-Identités-Dynamiques et Recomposition, et enfin Vision d’avenir), le forum regroupe un nombre important d’éminents chercheurs, écrivains, hommes politiques et spécialistes qui viendront partager leur expertise des affaires africaines. Après le mot de bienvenue de Neila Tazi, directrice et productrice du festival et les allocutions de M. Driss Yazami, président du CNDH et de M. André Azoulay, parrain du festival, la conférence inaugurale sera donnée par M. Doulaye Konaté, président de l’association des historiens africains, chevalier de l’ordre des palmes académiques et officier de l’ordre du mérite national français.
Mme Catherine Coquery, professeur qui s’intéresse notamment au concept d’impérialisme et de capitalisme en Afrique, pourra relater l’histoire de l’Afrique avec la mondialisation. Suivra ensuite le plaidoyer de M.Mostafa Hassan Idrissi pour l’enseignement de l’Histoire de l’Afrique au Maroc avant que l’anthropologue Aomar Boum ne propose une nouvelle lecture des relations historiques entre l’Afrique du nord et subsaharienne notamment à travers l’études des minorités religieuses et ethniques. Cela sera donc l’occasion d’aborder le cas des juifs sahariens.
La deuxième thématique s’intéressera quant à elle à la question migratoire et les différents défis qu’elle pose dans un continent aujourd’hui au centre de tous les intérêts. Le Maroc est ainsi déterminé à trouver sa voie pour une affirmation de son africanité et une participation active dans ce processus de réconciliation avec l’histoire afin d’avancer sûrement aux côtés de ses différents confrères transahariens.

Sensible à tous ces plaisirs sonores et intellectuels, ONORIENT n’a  pu que répondre présent à l’appel du Woodstock marocain et vous promet de vous faire parvenir le groove de Mogador jusqu’à chez vous !

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