Festival international de la musique diwane : mysticisme Iranien et Salsa Angolaise

Les soirées de la 6e édition du festival culturel international de la musique diwane se suivent mais ne se ressemblent pas. Après une escale afro-jazzy avec Archie Shepp, un voyage rythmique avec Mokhtar Samba, les organisateurs nous propose de découvrir une fusion entre les frères Chemirani venus d’Iran, le guitariste basque Sylvain Luc et en guest Kheireddine M’Kachiche.

Les deux frères Chemirani, Keyvin et Bijan, entament le concert par une composition de Keyvin intitulée Nesar. Cette dernière est une suite rythmique magistralement bien jouée par les deux virtuoses, accompagnés par Sylvain Luc à la guitare. Le trio enchaine avec une composition de Bijan. Saz en sécurité, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est une chanson dont le thème principal tourne autour du Saz, cet instrument iranien aux sonorités tantôt orientale, tantôt médievale, tantôt celtique mais surtout mystique.

Devant un public conquis par ce qu’on lui fait découvrir, Sylvain Luc nous propose d’écouter une de ses compositions sobrement intitulée De quatre à Cinq puis le trio termine cette première partie de leur programme par un blues perse composé par Bijan Chamirani.

Pour la seconde partie de leur programme, les deux frères Chamirani et Sylvain Luc ont invité le violoniste Algérien, Kheireddine M’Kachiche, à venir partager la scène avec eux. Cette seconde partie a été dédiée à l’improvisation. Le violon conversait avec la guitare, les percussions donnaient le rythme et le public appréciait ce qu’on lui a proposé.

Après une première partie de concert jazzystiquement mystique, la programmation de cette quatrième soirée du festival a été animée par le plus latino des Angolais, Bonga. Accompagné par un quartet; guitare, basse, batterie, accordéon, et lui au Biganza-cet instrument traditionnel souvent utilisé dans la musique cap-verdienne- il nous fait danser sur de la salsa, méringué, bachata et même sur de la zouk.

Le public algérois, ayant le rythme dans la peau, répondait favorablement aux avances de notre artiste, les invitant à chanter, à danser et à faire la fête. Bonga est une vraie bête de scène, il sait s’adapter à son assistance, lui parler pour mieux communier avec elle. Le public, même peu nombreux, a su donner envie à Bonga de se donner à fond et ce n’est pas pour nous déplaire. En somme, un concert mémorable.

Notons que la 6e édition du festival culturel international de la musique diwane se poursuit jusqu’au 3 octobre à la salle Ibn Zeydoun de l’office Riadh El Feth d’Alger.

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