Festival EPHEMERE: les artistes arabes à l’honneur

EPHEMERE est de retour. Pour cette année, le festival tunisien de musique électronique enchaîne avec sa troisième édition et décide de s’agrandir: s’échelonnant sur trois jours, l’événement qui aura lieu à Hammamet, du 9 au 11 août, accueillera une quarantaine d’artistes, dont 15 nationalités.

Aux platines, des artistes connus ou méconnus qu’EPHEMERE propose de faire connaître aux Tunisiens. Particularité de cette édition, la volonté de mettre en avant la scène arabe montante qui ne cesse de faire ses preuves. Avec ses deux scènes simultanées dont chacun dispose d’une programmation riche et variée, répartie selon leur style et leur mouvance, le festival promet d’être au rendez-vous. Découvertes des principaux artistes présents pour cette troisième éditions.

 

Fatima Al Qadiri, la diva kuwaitienne

 

Son origine, on la ressent dans les sonorités du son qu’elle offre. Celle qui est née à Dakar, a vécu à Miami, à New York puis à Berlin. Différentes villes où elle a pu avoir sa petite histoire et où elle a su puiser de son inspiration pour son travail. La musique n’est qu’une facette de son être, son talent est aussi partagé entre les arts plastiques, la production et la photographie. Principal point en commun: la création, comme elle se plait à dire aux médias. Fatima Al Qadiri tente de croiser les disciplines artistiques, entre musique et art contemporain, retenant l’essentiel des arts et offrant une musique à portée symbolique, pas engagée comme elle précise, mais juste métaphysique.

Zaed Naes, ouverts au public

 

Zaed Naes. Ils nous viennent de Jordanie et, dans leur travail, défendent la perpétuelle évolution de la musique et l’interaction entre le public et le son. Leurs mélodies, ancrées dans des ambiances ondulantes et accrocheurs, varient du jazz au funk en passant par la pop et le groove. Quant à leurs collaborations, elles ne s’arrêtent pas à la Jordanie. Elle va de la Tunisie jusqu’à l’Egypte.

 

Bachar Mar-Khalifé in da place

 

On ne le présente plus. Bachar Mar-Khalifé est à la fois chanteur, compositeur et multi-instrumentiste. Né à Beyrouth, le prodige de la musique sait allier histoire d’amour et transgression, douceur et tourments, dans ses sonorités qui fusionnent entre chansons traditionnelles et boucles électroniques. Une parfaite symbiose réalisée par passion pour celui qui a toujours grandi dans un univers artistique et musical.

 

AELI, de Tunis à Dubaï

 

Les Red Bull Music Academy l’avaient selectionné pour participer au Bass Camp. Et son parcours ne s’arrête pas là. Producteur Neo Hip-Hop mais aussi DJ, AELI se concentre aujourd’hui sur la musique instrumentale et a publié son deuxième projet Future Beats en Janvier 2016 intitulés « Late Future Calls ». Ses inspirations varient et vont de Soulection et Plug Research jusqu’à des compositeurs comme Nine Inch Nails et The Mars Volta.

 

Moseqar, le maestro

Nous l’avions rencontré dans le cadre de l’onorientour, en Egypte. Son talent est réel et Moseqar, Mohamed Ziena de son vrai nom, n’hésite pas à reprendre de grands tubes, pour se les réapproprier, les mettre au goût du jour et à la sauce égyptienne. Une simple période grâce à laquelle Mohamde acquiera suffisamment de technicité pour passer au stade de la composition pure. L’année dernière, Moseqar avait décroché une participation au Cloud 9, festival de musique électronique undergrount organisé à Nuweiba à Sinaï, réunissant de grands noms de la région MENA. Qu’il soit maintenant à Hammamet pour le festival EPHEMERE n’est qu’un simple enchaînement évident.

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