La cohue polyphonique de Fawda : musique expérimentale venue du levant

Fawda, c’est un trio masculin qui s’adonne à un savant mélange de musique électronique et de slam-poetry.

Réunies depuis 2014, les sonorités d’Ayed, Nasser et Ghassan réveillent et secouent les mélomanes indécis. Ils ont à maintes reprises fait danser Ramallah, Tel Aviv ou encore les festivaliers du Fusion (à Lärz, en Allemagne). Et, c’est au tour de Paris, à présent, de les acclamer et de se déhancher. Ils lui réservent d’ailleurs une mystérieuse surprise !

Estampillé de sonorités orientales, imbibé d’engagement et d’écriture cynique, le projet « Fawda » (id-est désordre) fait résonner le cri intérieur de tout un pan de la jeunesse palestinienne. Aujourd’hui, ils sont conscients que leur musique, et les problématiques qu’ils abordent, transcendent l’aspect local pour répudier un malaise plus global. Par ailleurs, le parcours individuel de ces trois chantres de la liberté explique le grain blanc que soulèvent leur plume tranchante et la poigne de leur performance.

Les trois mousquetaires

Avant de former le projet Fawda, Ayed Fadel, Nasser Halahlih et Ghassan Beromi étaient avant tout des amis que l’intérêt artistique a réunis.

Originaire d’Acre, Ghassan a baigné dans un environnement propice à l’éclosion d’une créativité musicale. Petit fils du joueur de luth et compositeur Sadki Chokri, Ghassan s’est vu transmettre, dès son enfance, un grand amour pour la musique arabe avant de pincer son Oud électrique pour Fawda. Ayed est, quant à lui, une des figures de proue de la scène underground palestinienne. Activiste de la première heure, il a toujours jonglé entre les platines et les plateaux de tournage. Derrière le clavier et le synthétiseur, se trouve enfin Nasser. Riche d’une expérience d’une douzaine d’années en production de musiques électroniques, il apporte au projet la vision d’un gestionnaire pour assurer sa continuité.

Fawda Project

Parole-manifeste

Fawda, c’est aussi la traduction musicale expérimentale d’une situation qui vacille entre le chaos et la platitude que laisse son absence. Une sorte de caisse de résonance d’une situation qui caractérise la région du Sham (Levant) et dont le fort écho entraine et débouche les tympans.

Leur premier album, « Fawda », compile sept morceaux dont les textes s’articulent toujours autour des libertés individuelles, de la critique de l’asservissement ou de portraits des liens familiaux. Fortement inspiré par la littérature et le style grinçant du poète syrien Mohamed Maghout (1934-2006), la chanson d’ouverture, Al Mokadima المقدمة, place d’ailleurs un de ses textes au cœur d’une performance de storytelling qui fait la particularité de Fawda.

La première parisienne

Après une année de travail acharnée, l’ensemble des titres sera interprété pour la première fois devant le public parisien le week-end de clôture du festival Palest’In & Out. Lors de cette soirée de lancement de l’album, les heureux présents pourront également apprécier la projection de la traduction des textes du groupe. Pour plus d’information, cliquez ici.

Palest' In & Out #2

Concerts de clôture & DJ sets @Petit Bain

La performance scénique de Fawda distingue leurs concerts. Et pour cette première française, ils se produiront aux cotés d’autres magiciens du son à l’instar de : Bachar Mar Khalifé, 47 Soul, Shadi Khries… Un évènement affriolant où l’ambiance risque d’être électrisante.

Et pour avoir les fourmis au pied et apprendre à suivre la cadence avant la soirée de clôture du 13 juillet au Petit bain, écoutez Fawda en haut de page.

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