Autostrad, une bouffée de liberté dans la scène musicale jordanienne

Quand ils ont fondé Autostrad en 2007, ces six jordaniens avaient pour ambition de créer un nouveau genre de musique, tout en gardant un pied dans les sonorités traditionnelles. C’est ainsi que les membres d’Autostrad ont mêlé les références musicales de la plus insolente des manières.

A l’écoute de Autostrad, on retrouve du reggae, du funk, du rock, et une sonorité propre à la Jordanie qui se mêle à ces musiques du monde dans une alchimie pourtant surprenante, les Autostrad se sont donc focalisés sur la musique pour lui donner un ton universel, ne se souciant guère de la langue qu’ils utilisent et des barrières culturelles qu’elle aurait pu engendrer.

Les Autostrad chantent en arabe, souvent des histoires. Leurs chansons n’obéissent que rarement à la structure classique des chansons, ce sont des hymnes qui racontent des histoires souvent agrémentées d’une morale, où le ton change à chaque fois, selon l’énergie de la chanson, on y va de la colère au bonheur, en passant par l’humour et le romantisme.

A l’écoute de Autostrad, nous sommes systématiquement emplis de nostalgie, avec ce trop plein de références musicales qu’ils nous proposent et qui ne peut que nous parler à un moment ou un autre, en plus du timbre de voix espiègle du chanteur qui n’hésite pas à nous mener vers des sommets énergiques pour ensuite nous promener dans des champs nonchalants. Les Autostrad déversent leur colère sur nous pour ensuite nous baigner dans un bonheur béat, des fois nous sommes dans l’incompréhension totale, et puis on se dit tant pis, on n’a pas besoin de comprendre !

Le son autostradien est une hymne à la liberté, à la rébellion. On y écoute une musique qui a évolué vers des sonorités internationales sans pour autant oublier ses racines. Ajoutons à cela le fait que leurs chansons, même enregistrées en studio, gardent l’esprit du live que l’on ne peut qu’apprécier, et c’est là le fort de Autostrad.

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