3 questions à Agnès Devictor, spécialiste du cinéma iranien

Agnès Devictor, au cinéma Le Nouvel Odéon à Paris, en 2013, lors de la première édition du festival Cinéma(s) d'Iran

Jusqu’au 30 juin, au cinéma le Nouvel Odéon à Paris, le septième art iranien est à l’honneur avec la troisième édition du festival Cinéma(s) d’Iran. Cette année, un cycle est consacré à la guerre Iran-Irak. Agnès Devictor, spécialiste du cinéma iranien et qui enseigne à l’université Paris 1 a répondu aux questions d’Onorient, partenaire du festival.

La guerre Iran-Irak est-elle souvent représentée dans le cinéma iranien?

Le cinéma iranien, dès le début de la guerre, a énormément représenté le conflit. Pendant la guerre, ce qui est extrêmement rare dans l’histoire du cinéma. Et évidemment après la guerre, dans des formats variés, avec des réalisateurs qui viennent de générations différentes, et ça continue encore.

Et de façon général, le cinéma iranien s’intéresse-t-il à la guerre?

La guerre est très présente, souvent de façon explicite ou implicite. Je pense notamment au film  Au-delà du feu de Kianoush Ayari, qui narre l’histoire d’un conflit entre deux frères dans un immense désert au Sud de l’Iran, où ont lieu des forages pétroliers. La guerre est présente de manière lointaine puisque l’action est censée se passer en 1973.

Quel est votre coup de coeur dans la rétrospective de films de guerres que propose le festival cette année?

Je vous conseille Leyli est avec moi, première comédie de guerre faite en Iran, qui est pour moi exceptionnelle, faite par un réalisateur, Kamal Tabrizi, qui a été opérateur de guerre, qui a fait des documentaires de guerre sur le front, qui est l’un des premiers réalisateurs à avoir fait des films de guerre également.

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